Le Bruit des Bottes ...la suite
Tony Willer
"1944, deuxième quinzaine de février, en ce début d'après-midi, les quais de la gare de Dannes - Camiers sont pleins de monde. Jamais, ils n'ont connu pareille foule... Toute cette agitation a débuté au village plusieurs semaines auparavant. En effet, sur une grande affiche, placardée sur un énorme panneau de bois, lui-même cloué sur la façade de la mairie, un grand titre annonçait : ÉVACUATION DE LA POPULATION "
Le débarquement des troupes alliées est proche. La population est évacuée. William et sa famille vont être accueillis, comme beaucoup d'autres, dans un petit village de la Nièvre, en Bourgogne.
Après un voyage semé d'embûches, William, âgé de 11 ans, va connaître l'exil, la réorganisation de la vie à Metz le Comte, les premiers émois amoureux, la solidarité, l'inquiétude de ne jamais pouvoir rentrer chez lui...
Avec cette suite du Bruit des bottes, l'auteur, Tony Willer se souvient de son enfance durant la seconde guerre mondiale et nous offre une biographie pleine d'humour et de tendresse.
Également disponible 'Le bruit des bottes' (Ed. Atria 2009).
- L'auteur
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Qui êtes-vous ?
Né en 1933, à l'époque où n'existaient ni l'orientation scolaire, ni le pôle emploi, je me posais souvent cette question : Qu'est-ce que je pourrais bien faire comme boulot, plus tard ?
Aujourd'hui, à l'orée de mes 80 balais, je me pose toujours la même question mais à un temps de conjugaison différent : Qu'est-ce que j'aurais bien pu faire comme job dans ma vie si d'autres occasions s'étaient présentées ?
Enfant et préado, au fil de mes lectures, je me projetais dans l'avenir, chasseur de lions en Afrique, bûcheron au Canada, découvreur de trésors au Pérou ou chercheur d'or au Klondike. Ado, au sortir de mes études secondaires, je ne rêvais plus que d'être footballeur professionnel.
D'ailleurs, c'est grâce à ce sport que je décrochai un poste de sous-économe dans un palace du Touquet. Mais, sous la pression de la famille qui ne comprenait pas qu'après des études, je prenne un métier d'épicier, j'entrai aux P.T.T. (Service du télégraphe téléphoné), d'abord à Lille puis à Rouen. Deux ans de galère et d'ennui.
Puis, ayant rompu mon sursis, je partis en Sarre en octobre 1954 chez les chasseurs portés. (J'avais demandé les troupes aéroportées !) Dans la foulée, je fis les E.O.R à l'école de Saint-Maixent. Sorti aspirant, je fus muté en Tunisie en octobre 1955.
D'abord officier/entraineur de l'équipe de foot du bataillon, je fus versé en unité combattante en 1956. Là, je me révélai comme meneur d'hommes et grand tacticien sur le terrain. De ce fait, promu sous-lieutenant puis lieutenant, je prolongeai mon temps de service sous les drapeaux par des contrats d'activité.
Des années où presque chaque jour, l'adrénaline était présente mais aussi des années où je connus la fraternité au combat, l'exaltation au moment de l'accrochage et aussi la tristesse mélangée à la rage devant le corps abattu et mutilé d'un camarade tué.
J'arrêtai en Juillet 1961 car les accords d'Evian se profilant, la hiérarchie me fit comprendre qu'en caserne, je ne serai plus un seigneur de la guerre, toujours prompt à discuter les ordres mais un simple officier exécutant et au garde-à-vous.
Retourné à la vie civile, j'acceptai, par défaut, un poste de secrétaire de mairie dans mon village mais parallèlement, je pris des contacts pour repartir en Afrique comme mercenaire car la vie de bureau me lassa dès le début.
Mes objectifs d'aventure s'arrêtèrent brutalement après la rencontre avec Viviane, une jeune fille de 10 ans ma cadette qui devint ma femme en 1963.
Ayant déposé mes valises, je repris des études de droit pour progresser dans ma nouvelle carrière qui se termina comme Directeur général d'une ville (catégorie 20 à 40 000Hab.) en 1993 en Seine-et-Marne.
Parallèlement à ce job de bureau que je m'étais promis de ne jamais faire quand j'étais ado, je m'adonnai à une intense activité physique pour compenser la sédentarité de ma profession. Ainsi, à 36ans, je démarrai le Karaté - un âge où les jeunes de ce sport prennent leur retraite - Je fis compétition jusque l'âge de 50 ans et récoltai même un titre de champion du nord par équipe.
Ayant pris ma retraite dans le Sud de la France, je m'adonne, aujourd'hui à l'écriture et essaie d'enrayer la déchéance physique qui me guette par la pratique quotidienne d'une culture physique personnalisée avec pour base le taoïsme.
Quel est le thème central du livre ?
C'est le récit des difficultés que connait un seigneur féodal, le Vicomte Guillaume d'Arquoeuvres, difficultés provoquées par le bâtard de sa femme, Hugues dit le Mauvais, qui conteste son autorité sur le fief du même nom.
Si Hugues dont le géniteur est un page anglais, arrive à ses fins, c'est la lignée même des d'Arquoeuvres qui disparaitra. Or, cette famille a été créée plusieurs centaines d'années auparavant, peu après la mort de Charlemagne, par Eudes, ancien soldat de l'empereur et la veuve d'un larron célèbre, Bérenger qui faisait régner la terreur dans la vallée des corcheux (les écorcheurs), passage obligé du seuil de Bapaume recouvert à l'époque par la vaste forêt d'Arrouaise, des pieds poudreux (Marchands qui se rendaient dans les grandes foires des Flandres) pour se rendre de Picardie en Artois .
Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je n'ai aucune préférence mais puisque vous me posez la question et qu'il est nécessaire d'y répondre, je détache celle-ci :
« Mais Eudes (fondateur de la lignée des d'Arquoeuvres) appartenait à cette catégorie de preux dont une bonne partie avait péri à Roncevaux en compagnie du neveu de Charlemagne, Roland : il était capable de relever tous les défis, y compris les plus fous. »
Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Ce livre me fait venir aux lèvres une chanson, un brin nostalgique, que m'a apprise à l'école primaire mon instituteur, Monsieur Thénin, alors que j'étais un enfant réfugié sur ordre de la Wehrmacht à Metz-le-Comte, petit village proche de Clamecy dans la Nièvre.
Il s'agit de la DAUBIGNY dont voici un couplet :
Les temps ne sont plus où les châtelaines,
Du haut de leurs antiques balcons,
Regardaient passer, au loin, sur la plaine
Le vol rapide des noirs faucons.
Refrain :
La Daubigny sonne dans Charpèze
Ses plus fiers accords,
Et l'on entend, quand le vent s'apaise,
Braire un vieux dix-cors.
Qu'aimeriez-vous partager avec les lecteurs en priorité ?
J'aimerais partager avec eux l'atmosphère médiévale du Haut Moyen-âge. À l'époque, le moindre événement était attribué à Dieu. Ce qui conférait, chaque fois, l'apparition d'un aspect fantastique. Je vou-drais, également, leur parler des valeurs, qualités et défauts de l'époque qui sont restés jusqu'après la guerre 40/45, le socle de notre identité. Laquelle, aujourd'hui, au nom de la mondialisation est en train de se diluer dans ce qu'on appelle la société occidentale par rapport à l'Islam.
Quels sont vos centres d'intérêt ?
Ils sont multiples et varient selon les saisons et les années.
A l'heure actuelle, l'écriture vient en tête et, apparemment n'est pas prête de s'arrêter. Parallèlement, la culture physique au quotidien, basée surtout sur le taoïsme qui est une très vieille philosophie de la vie que les Chinois, d'ailleurs, sont en train de perdre.
J'y ajouterai le magnétisme que je pratique sur demande ainsi que la sophrologie - Mais là, c'est pour mon compte -
Au printemps et en automne, je me passionne pour le jardin car c'est toujours une grande joie de voir sortir de terre, les graines ensemencées et ensuite de récolter. Par contre, en été, je m'en désintéresse car ici, il fait trop chaud et trop sec.
L'été, c'est la plage et les longues distances en nage dans la mer. De temps à autre, c'est la peinture à l'huile ou l'acrylique. Ma préférence va aux paysages. Pour les portraits, je suis nul.
Quelles sont vos œuvres et auteur de référence ?
Je lis tout et parfois n'importe quoi. Par contre, je reviens souvent à Maupassant dont les descriptions sont pour moi comme des tableaux.
En ce moment, je relis un auteur qui n'a pas eu le succès mérité car il écrivait des histoires à contre-courant sur l'Indochine, je veux parler de Jean Hougron.
Quelle question aimeriez-vous que l'on vous pose maintenant ?
Alors, là, franchement, je ne sais pas. Peut-être quelque chose comme :
« Où allez-vous et pensez-vous qu'il y a autre chose après la mort ? »
Et quelle serait votre réponse ?
Je n'en sais rien et je m'en fous car je serai parti !
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Hugues d'Arquoeuvres dit le Mauvais
En 860, Eudes, capitaine de Charles le Chauve, s'empare du château d'Arquoeuvres avec l'aide de Bérenger, un larron, voleur de grand chemin. Un an plus tard, Eudes épouse la femme de Bérenger assassiné par son fils aîné...
Date de sortie : mai 2013Prix : 17€Nb de pages : 388ISBN : 978-2-918078-40-1Le Bruit des Bottes
Les Allemands sont à Etaples !... Les Allemands sont à Etaples !...
William, 7 ans, vit à Dannes, petit village de la côte d'Opale, avec ses parents, ses deux sœurs et sa bande de copains chahuteurs. Tout serait simple pour lui, si nous n'étions pas à la veille de l'occupation allemande...
Date de sortie : mai 2009Prix : 19 €Nb de pages : 348 pagesISBN : 978-2-918078-00-5Le Bruit des Bottes ...la suite
"1944, deuxième quinzaine de février, en ce début d'après-midi, les quais de la gare de Dannes - Camiers sont pleins de monde. Jamais, ils n'ont connu pareille foule... Toute cette agitation a..."
Date de sortie : septembre 2011Prix : 18 €Nb de pages : 298 pagesISBN : 978-2-918078-19-7















